Mondial Air ballons … Les coulisses 1


Bon d’accord, ce n’est pas tout à fait à Macheren… Chambley est à une heure de route … Mais comme une délégation Macherenoise s’y est rendue, profitons en pour « expliquer »  l’Air Ballons de l’intérieur.

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Pour participer à cette manifestation, deux solutions s’offrent à vous :

La première, c’est d’assister au spectacle du décollage des montgolfières 

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Imaginez vous un immense terrain bordé de passages de calcaire  blanc, des installations à n’en plus finir, des stands, des buvettes, des endroits VIP, du monde, du monde. C’est Ballons Ville … Ville éphémère qui renaît tous les 2 ans.

Imaginez vous 400 ballons qui décollent ensemble ou presque. Des ballons en forme de figue ou de truc étrange : pivert, loup, breton, coq, boîte de conserve  … Et là, franchement il y a de quoi s’en coincer la mâchoire à force d’être ébahi !

 

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La seconde, c’est de décoller à bord d’une montgolfière. Et compte tenu de la réputation de Macheren, Mr Pilatre des Rosiers lui même a insisté pour que nous prenions l’air ! 

Et nous voilà parmi les aéronautes à préparer notre envol. Nous avions choisi la compagnie Pegasus (eh oui, dès qu’un ballon emporte des passagers il lui faut s’enregistrer en tant que compagnie aérienne). Pegasus a une flotte de 3 gros, très gros ballons : dont le 6 000 pouvant emporter 8 passagers (c’est le nôtre) et le 12 000, un monstre pouvant en emporter 24 (c’est le plus gros ballon de Chambley).

Les ballons ne décollent qu’au petit matin ou en soirée (pour avoir des vents calmes) et à condition que le vent soit inférieur à 10 noeuds. Il y a du vent ce soir, ce n’est pas sûr que le drapeau de la base passe au vert et autorise le départ. 

 

18h30 :  nous voilà sur l’aire d’envol 

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Nous préparons le matériel, en prenant conscience des masses en jeu. Prenons le 12 000 avec ses 24 passagers : 0,6 tonne de nacelle, ballon et bouteilles de gaz ajoutée à 1,8 tonnes de passagers … Et il  faut lever tout ça avec de l’air chaud !  

Le ballon  contient 12 000 m3 d’air que le pilote va chauffer avec son brûleur : un m3 d’air froid pèse 1,3 kg alors qu’à 70°C il ne pèsera plus que 1,1 kg. Les 12 000 m3 d’air emprisonnés dans le ballon pèsent (1,3-1,1kg )* 12 000 m3 = 2,4 tonnes de moins que l’air extérieur … Ouf, encore un petit  coup de brûleur et  ça monte !

 

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19h30 :  Le drapeau est toujours rouge … trop de vent

Seuls quelques petits ballons rebelles bravent l’interdiction, mais nos mastodontes attendent sagement le signal. Nous avons étendu les 300 kg de toile, réglé les filins, vérifié les manilles. Un ventilateur est amené sur place, pour gonfler la bête à l’air froid avant que l’on ne mette les brûleurs en route. Tata Schwartzy s’occupe de la délicate opération du gonflement.

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20h30 :  Ça y est  ! Le drapeau est vert.

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Les pilotes passent à l’air chaud et font monter leur montgolfière. Le bruleur est orientable et il s’agit pour eux de chauffer le plus d’air possible dans la bête sans brûler la toile … Pas simple, surtout dans un tel embouteillage.  Cliquez donc sur l’imagette de gauche pour voir les dégâts d’un coup de brûleur distrait.

 

 

 

 

21h15 : Nous partons enfin

Il fait presque nuit, notre montgolfière est gonflée à bloc et est arrimée à une camionnette. Le moindre coup de vent la déplace, mais nous sautons à bord et le pilote envoie les gaz … On décolle, le pilote coupe l’amarre et nous nous envolons …. Fin du brouhaha, silence incroyable. Nous volons de concert avec notre grosse voisine la 12 000 et ses 24 passagers.

La nuit est quasi tombée et il faut nous poser … Une demi heure de vol seulement.  Le pilote choisi un champ, descend … Oh pis non, ça à l’air en pente, on remonte pour voler en rase mottes et faire du saute-mouton avec les arbres pour, enfin, trouver un champ de colza accueillant.

 

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On se pose !  Mettez vous en position de sécurité !

Que nous lance le pilote … On ne rigole plus, on s’accroche aux sangles, on s’arqueboute sur les traverses capitonnées. On attend le choc… Et paf !  Contact !  La nacelle s’incline puis est trainée sur plusieurs mètre et s’arrête. Nous rangeons nos chapelets, arrêtons nos prières et débarquons dans un champ au milieu de nulle part. Il fait nuit et c’est la pleine lune. Nous nous affairons à plier le ballon et attendons la camionnette de récupération. 

Mais voilà il y en a 400 qui attendent  comme nous … Bouchons dans les champs et sur les chemins.

 

 22h30  Notre récupérateur nous a enfin localisé !

Pour signaler sa présence, le pilote n’a  pas trop de difficultés … un coup de torche et hop !  

 

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Fin de l’aventure avec tous nos remerciements à Pierre FRANK  ( société Everclean) qui nous a gentiment invité.

 

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