La capture du Maïs Sauvage


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Prologue

Vous n’êtes pas sans savoir qu’il existe deux races de maïs : Le maïs d’élevage, gentiment rangé en champ et qui se laisse récolter sans faire d’histoire et le maïs sauvage, regroupé autour de sa Reine. Son épi a une saveur subtile et ses propriétés médicinales sont réputées (chute des cheveux, chute des reins, amaigrissement …). Mais sa récolte est quasi impossible : c’est une plante migratoire qui quitte nos contrées en septembre pour aller en Roumanie (la Reine devient alors une Gitane Maïs).

Impossible à récolter ?  Que nenni… Pas pour Macheren !

C’est sans compter sur les légendaires CCMS Macherenois  (Compagnons de capture du maïs sauvage). En effet, sous les ordres de Maître Régis Streiff, la Compagnie se réunit à la sainte Ingrid pour organiser la capture de la Reine. Car une fois leur Reine emprisonnée, les autres plants sont incapables de prendre leur envol et se laissent récolter sans difficultés. Mais la capture de la Reine est terriblement périlleuse : seul, Maître Régis est capable de pénétrer la plantation, de la trouver et l’emporter. Mais, si jamais les plants détectent sa présence, ils  entourent le Maître jusqu’à l’étouffer. C’est pour cela, qu’au moindre mouvement dans les feuillages, tous les compagnons se ruent ensemble sur le maïs infernal afin de le perturber et permettre au Maître de s’échapper. Cet exercice n’est pas sans danger pour les compagnons qui risquent, à leur tour, d’être étouffés.

Samedi 2 septembre, c’était la Sainte Ingrid

La compagnie forte de 420 compagnons était réunie à la ferme de maître Régis 

 

 

Maître Régis en hôte attentionné avait prévu une légère collation : 

 

 

Et vers 15 h, le devin patriarche de la compagnie, détermina dans les marcs de son café schnapps qu’il était l’heure de se mettre en route pour capturer la Reine.

 

 

Les visages des compagnons se fermèrent, déterminés à en découdre mais bien conscients qu’ils allaient risquer leur vie.

 

 

Et la compagnie se mit en route, dans un convoi tiré par 4 00 Chevaux Fergusson

 

 

Le convoi parvint finalement au maïs sauvage. Maître Régis donna ses dernières recommandations à ses compagnons : 

Mes braves

Ce moment est important, je vais devoir aller seul capturer la Reine
Ne faites ni bruit ni mouvement tant que je ne suis pas de retour
Mais si jamais vous apercevez des mouvements belliqueux parmi les plants 
Alors venez promptement à mon secours 

 

 

Et sur ces paroles, Maître Régis s’enfonça bravement dans le maïs sauvage.

 

 

Les minutes, atrocement longues, s’écoulèrent. L’angoisse était palpable chez les compagnons prêts à intervenir au moindre mouvement du maïs, mais enfin Maître Régis surgit, à bout de souffle, brandissant à bout de bras la Reine enfin capturée.

 

 

Les compagnons se saisissèrent  sans trembler de la terrifiante plante pour l’entraver. Le maïs sauvage, sans sa Reine, se laissera récolter sans anicroche.

 

 

Le groupe victorieux s’en retourna à la ferme de Maître Régis qui brandissait fièrement sa capture.

 

 

La liesse était à son comble parmi les compagnons !

 

 

Et l’accueil fut triomphal !

 

 

 

 

Mais trêve de balivernes …  La journée à la Ferme Streiff a été parfaite !  Merci Sophie et Régis … 

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