Les forages de Lachambre 15


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Ils s’en vont en mars … 

Coup de veine

Le forage a atteint une belle veine de charbon de 10 mètres d’épaisseur située à 1000 mètres sous terre.  

Forage dirigé

Les foreurs ont piloté leur outil de manière à ce que le trou décrive un arc de cercle : démarré à la verticale en surface, il atteint la couche de charbon à l’horizontale afin de pouvoir enfiler, en pleine veine, un drain de 800 mètres de long.

 

On l’a tous vu et on ne le verra bientôt plus …  

Comme les forains, ils s’installent pour 2 à 3 mois, font des acrobaties technologiques et démontent pour remonter ailleurs (à Pontpierre). Mais ils reviendront faire le forage N°2.
Comme les marins, ils vont et viennent dans les cordages, accrochés à leur stop-chute, une corde de sécurité munie d’un enrouleur qui, comme nos ceintures en voiture, vont se bloquer en cas de décrochage du marin-foreur-forain. 

 

10 m3 de gaz par tonne !

Des « carottes » de charbon sont remontées de 1000 mètres de profondeur. Ça fait 500 millions d’années qu’elles attendent …  Les experts ont fait parler ce charbon :  plus de 10 m3 de gaz par tonne, c’est bon signe !

 

Il faut drainer

Une fois le forage terminé, on y installera un drain horizontal de 800 m de long en plein charbon. Ce sont des tuyaux d’acier munis de multitude d’encoches. Une pompe sera descendue avec le drain et c’est elle qui devra assurer l’extraction du gaz. La Française de l’Énergie nous explique que les essais de Tritteling ont montré que le pompage profond de l’eau, en saturation dans le charbon, permettait de créer une dépression suffisante pour extraire le gaz contenu dans le charbon avoisinant.

 

Et ensuite ?   Pomper doucement et attendre !

Une fois que tout est en place, l’équipe s’en va avec tout son matériel en laissant aux spécialistes le soin de pomper, progressivement, lentement, l’eau contenue dans le trou de forage pour amorcer le dégazage …  Réponse 2, 3 mois plus tard.

 

 

Merci aux équipes de La Française de l’Énergie d’avoir bien voulu nous faire visiter ce chantier.


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15 commentaires sur “Les forages de Lachambre

  • Yessen

    Par soucis d’objectivité, je tiens à corriger les infos que j’ai publié dans mon dernier post.
    Le lieu d’implantation du ou des forages n’est plus dans l’état actuel des choses à l’endroit que j’ai décrit (l’info provenait de documents de la Française de l’Energie ex EGL),
    mais environ 350m plus à l’est vers Petit-Ebersviller village.
    Ce qui donne le périmètre urbain suivant :
    premières habitations cité Petit-Ebersviller : env. 450 m
    «  «  Lachambre gare : env. 600 m
    «  «  rue du Wenheck : env. 420 m
    «  «  village Petit-Ebersviller : env. 650 m
    école cité Petit-Ebersviller : env. 800 m
    Quand au nombre de forages, ce n’est pas clair 1 ou 2 (ce qui va jouer un rôle non négligeable sur la durée des travaux, donc des nuisances…).

  • Noël

    Très beau reportage, magnifiquement illustré, mais qui n’empêche pas de me poser des questions. Contrairement au gaz de schiste, pour l’extraction du gaz de houille, plus besoin de fracturation hydraulique, nous dit-on. Mais, la technique d’extraction est-elle aussi rose qu’on veut nous le faire croire?
    1° Est-il exact que pour améliorer la productivité, pour augmenter la durée d’exploitation, donc la rentabilité, on rajoute des adjuvants, les mêmes que ceux utilisés pour le gaz de schiste ?
    2° Est-on absolument sûr de l’absence d’impact sur les nappes phréatiques ?
    3° Que fait-on des eaux usées pompées en surface ? Celles-ci ne peuvent être rejetées impunément dans la nature du fait de leur importante charge minérale. Des bassins de décantation ?

    Redonner un nouvel essor à notre région? D’accord. Mais pas à n’importe quel prix.

    • Tonton SCHWARTZY Auteur de l’article

      Vous avez raison, pas à n’importe quel prix…
      J’aimerais avoir une garantie formelle et durable qu’il n’y aura pas d’injection d’agents de soutènement. Bien sûr, c’est illégal … pour l’instant.
      A votre disposition pour échanger nos infos (contact@eligue.fr)

    • Collectif STOP Gaz De Couche 57

      1° LFDE, anciennement EGL, n’a jamais produit de gaz sans fracturation hydraulique. Sur les 4 forages effectuer, les seul qui a produit du gaz est celui de Folschviller en 2009 et il a été fracturé. La soit disant nouvelle méthode qu’ils ont imaginé, consiste selon eux simplement à pomper l’eau du sol. Pendant plusieurs années d’exploitation, cela représenterait des millions de mètres cube d’eau chargée en métaux lourds.
      2° Concernant les nappes phréatiques, la société a reconnu que « le risque zéro n’existe pas ». En Australie, la boite mère de LFDE exploite le gaz de couche et les conséquences sont catastrophiques.
      3° Pour l’instant, les boues de forages sont envoyées à la station d’épuration de Créhange, mais elle n’est pas conçue pour traiter les métaux lourds. Ces boues une fois séchées sont épandues dans les cultures céréalières…

  • Yessen

    Très belle photos en effet et ce qui est formidable, c’est que les habitants de Petit-Ebersviller cité, de la rue du Wenheck (côté sud) et de Lachambre-Gare pourront faire également de belles photos, et ceci directement depuis leur fenêtres ou balcons !!! Il se confirme que 2 forages sont prévus en face des jardins ouvriers, de l’autre côté de la voie de chemin de fer sur le ban de la commune de Macheren. Les propriétaires de terrains concernés ont déjà été approchés, et il suffit de suivre le jalonnement effectué ces jours-çi, de ce qui devrait correspondre au tracé de la future conduite de raccordement au réseau gaz et qui s’arrête précisément à l’endroit prévu pour ces forages ! Ces forages ont également étés évoqués et confirmés lors de la dernière réunion du comité de suivi à la mairie de Lachambre. Au départ il ne s’agissait que de carottages, maintenant ce sont de vrais forages comme à Lachambre….
    Voilà la situation : 250m des premières habitations, 550m d’une école !!!! Habitant le chemin des romains, nous subissons déjà les nuisances sonores du forage de Lachambre (au pied de la foreuse 96db, va et vient des engins, etc…) et là on sera dans une configuration terrible, le bruit sera reflété sur les flancs des collines nord et sud donc amplifié, ceci 24h/24 7j/7 pendant 4 à 6 mois (2 forages).
    Quand à la période d’exploitation du forage, personne n’évoque les nuisances et dangers que cela représentera, c’est quand même du méthane qui sera traité sur place (pompé, séparé de l’eau, filtré, ajout d’un agent odorant et remis à la pression du réseau), ce n’est pas vraiment une laiterie….
    Je ne suis pas foncièrement opposé à l’exploitation des gaz de couche (quoique nos voisins sarrois on abandonné 2 projets identiques par manque de rentabilité économique !!!), mais à une condition : c’est que cela se fasse hors de zones habitées (2 km de la première habitation), il y a suffisamment de friches industrielles dans le bassin houiller qui répondent a ce critère.

    • Tonton SCHWARTZY Auteur de l’article

      Je n’en sais pas assez sur ce projet pour pouvoir être pour ou contre. Je vais faire mon possible pour me renseigner, en tout cas sur 2 points :

      – Impact économique local … mythe ou réalité ?
      – Impact environnemental réel et garantie de non fracturation hydraulique avec agents de soutènement.

      A votre disposition pour échanger nos infos (contact@eligue.fr)

  • Didier

    Superbes photos
    Je me pose encore un tas de question concernant leur technique parce qu’il y a pas vraiment d infos fiables…
    Je croyais qu’ils avaient besoin de 2 puits pour installer les drains horizontaux ?

    • Tonton SCHWARTZY Auteur de l’article

      Je pense que les 2 puits étaient nécessaires pour la gazéification : un puits pour injecter de l’oxygène et de la vapeur d’eau à travers une veine de charbon en combustion et l’autre pour récupérer le gaz de synthèse ( Essai à Faulquemont dans les années 90). Dans le cas du gaz de couche, il suffit d’un forage, avec une pompe au fond pour pomper l’eau et amorcer le dégazage (Dixit La Française de l’Energie)

  • BARBIER Jean Claude

    Superbes photos d’une activité qui sent bon le travail en des temps ou l’inactivité est devenu la règle et ou le chômage est devenu le plan de carrière y compris chez les blaireaux qui prétendent à la Présidence de la République.
    Pour une fois qu’une entreprise laisse entrevoir une possibilité de faire autre chose que de se cogner la tête contre les murs ne reculons pas comme ont su le faire certains décideurs mal inspirés ces trente dernières années en Moselle Est.

    • NICOLAS

      Bonjour,
      En effet ce sont de jolies photos et comparer la foreuse a un manège est attractif. Mais il aurait été intéressant de contacter les habitants proches du forages qui ne supportent plus les nuisances. La foreuse va être démontée pour se diriger à Pontpierre, mais elle doit revenir pour 2 autres forages à moins de 500m des habitations qui ont déjà subit les nuisances. Concernant les emplois, seuls les gardiens sont mosellan, par contre les maisons dévaluent de 25% dans un rayon de 2km des forages (moyenne mondiale). Au final, les seuls qui vont y gagner quelques choses sont les actionnaires, en majorité étrangers.

  • raymond Dufossé

    Super ton reportage,ça fait un moment que je pensais que ce serait tres interessant,Ton reportage bien illustré,pourra eclairer toutes les personnes qui sont opposées a tout…
    et qui racontent n’importe quoi.
    Emacheren,grace a ce reportage,est au top niveau.bravo,