BENEDICTION DE L’AMBON


L’ambon a été bénit par Monseigneur Jean-Christophe Lagleize

La paroisse de Macheren aura eu le grand honneur de la visite samedi 4 mars de Monseigneur Jean-Christophe Lagleize évêque de Metz. Cinquante sept années se sont écoulées entre la dernière visite d’un évêque à Macheren et celle faite par Mgr Jean-Christophe Lagleize samedi après-midi.

 

Un peu d’histoire :

La dernière visite, c’était en avril 1960, pour bénir alors le nouvel autel en pierre qui a remplacé l’antique autel en bois. Bénédiction faite en grandes pompes en ce temps pour une église qui a su s’adapter au changement. Un peu plus tard, par le Concile de Vatican II, l’église Saint-Thomas comme beaucoup d’autres a fait installer un nouvel autel afin que le clergé puisse célébrer la messe face aux fidèles. Ainsi, au milieu des années 60, un autel composé d’un tablier porté par deux pieds en acier forgé avait été installé. Eddy Pira actuellement membre du conseil de fabrique s’en souvient bien : « C’est feu Gaston Glad résident du village qui avait forgé les deux supports servant il y a peu de temps encore ».

Cette fois l’évêque de Metz n’est pas venu pour bénir un autel mais le nouvel ambon. Les temps changent, les mœurs aussi. Samedi il n’y a pas eu le même accueil qu’en avril 1960. A cette époque les adolescents du village avaient attendu, à l’entrée de l’actuelle rue Abbé Watrin à la hauteur de l’actuelle maison Urbaniak, Mgr Paul-Joseph Schmitt, sur leurs motocyclettes joliment décorées pour l’escorter jusqu’au presbytère.

« De là, l’évêque s’était rendu en cortège jusqu’à l’église toute proche » le rappelle Eddy Pira. L’église Saint-Thomas n’a plus la même capacité d’accueil qu’en 1960. Les bancs ont été réaménagés en 1991. Samedi, tout près d’une centaine de fidèles a pu prendre part à cet instant solennel que constitue la bénédiction d’objets du culte par un évêque.

 

Bénédiction solennelle:

La bénédiction a eu lieu au début de l’office célébré par l’archiprêtre Olivier Riboulot en compagnie d’Emile Demmerlé qui a longtemps aussi été curé de Macheren-Petit-Ebersviller du temps où il était archiprêtre à Saint-Avold. Mgr Lagleize a prononcé le sermon. L’aménagement de l’autel ainsi que l’acquisition de l’ambon sont le fruit des initiatives menées par Joseph Paul avant de céder sa place de président de l’œuvre à Agnès Moya en 2016. La chorale et les servants de messe plus nombreux qu’à l’ordinaire ont rehaussé l’office religieux.

Pour l’autel, on a gardé la table de l’ancien autel, seule la base est nouvelle, en pierre plus claire assortie à l’ambon. L’autel en pierre représente la pierre de fondation, la stabilité du Christ.

L’ambon qui lui est assorti, puisqu’il est la seconde table de la liturgie, rappelle que la parole de Dieu est solide et qu’on peut s’appuyer dessus.

 

En ce qui concerne les sculptures :

–       Pour l’ambon, on a choisi la parole de Jésus dans le livre de l’Apocalypse « Je suis l’alpha et l’oméga » pour rappeler que le Christ est le début de toute chose et qu’Il est le grand vainqueur de la fin des temps.

–       Pour le socle de l’autel, elles rappellent les mosaïques de Tabgha, en Israël (rive nord-ouest du lac de Tibériade, entre Magdala et Capharnaüm), lieu de la multiplication des pains tout près du Mont des Béatitudes. Ces mosaïques datent du milieu du 4e siècle ; elles représentent les deux poissons et le panier de quatre pains, le cinquième étant celui qui est consacré à l’autel pendant la liturgie de l’Eucharistie

Le chœur de l’Eglise Saint Thomas parait plus grand et beaucoup plus lumineux qu’avant. Chacun pourra apprécier ces nouveaux éléments et les admirer durant les offices.

Moments d’échanges avec l’évêque :

Le conseil de fabrique avait prévu un moment d’échanges en organisant un verre de l’amitié pris dans l’église à l’issue de l’office religieux. Mgr Lagleize très à l’aise au milieu des fidèles a prolongé cette journée particulière qui s’inscrira dans l’histoire de l’église Saint-Thomas. Il a fait part de son étonnement que pendant tant d’années aucun évêque ne se soit rendu à Macheren.

Avant de regagner Metz, Mgr Lagleize s’est vu offrir un exemplaire du livre rédigé par l’historien Eddy Pira. Ce livre traite de l’histoire de la chapelle de Lenztviller Notre-Dame de Lorette depuis son origine au début des années 1600. L’évêque agréablement surpris d’apprendre combien cette chapelle avait d’importance pour les paroissiens de Macheren a apprécié le cadeau.

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